Les fondamentaux de la bourse en ligne (online trading)

L’activité de trading est une activité qui est réservée aux initiés (ou en tout cas à un certain niveau initiation). Dans l’esprit collectif, le trading s’oppose en général à de l’investissement long-terme (à l’exception des « position traders »).

C’est une mauvaise conception de l’activité puisque une diversification dans ses position est nécessaire pour obtenir une bonne protection contre les risques de marché.

L’enjeu du trading est de pouvoir comprendre et anticiper des mouvements de marché sur différentes échelles de temps afin de bénéficier d’opérations de ventes et d’achats de produits financiers selon ces mouvements, tout en se protégeant au maximum du risque.

Aujourd’hui, il est très facile de débuter une activité de trading sur une plate-forme de boursicotage en ligne et c’est souvent un piège.

Malheureusement, une grande majorité des non-initiés commence par engager des sommes importantes en comparaison de leurs avoirs et subissent souvent des pertes importantes.

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Les différents styles de trading

Position trader

Un trader de position est un trader qui est orienté sur le long terme. Ce type d’activité en bourse ne tient pas vraiment compte des mouvements rapides au sein d’une journée (intra-day).

Ces investisseurs sont intéressés par des mouvements sur de mois, voire des années. Leur analyse se porte plutôt sur la santé et les trends des entreprises et marchés étudiés.

Swing trader

Le « swing trader » s’inscrit dans une durée plus courte que le « position trader » sans pour autant effectuer des mouvements au sein d’une journée (« day trader »). L’échelle de temps considérée s’étend en général à quelques jours ou semaines.

La stratégie suivie par les swing traders consiste à identifier une tendance à son début, à prendre des positions et à en sortir quelques jours plus tard. En général, les swing traders se base sur une approche appelée l’analyse technique.

Day trader

Les « day traders » tirent profit de la volatilité affichée par un marché au sein d’une journée (ou d’une séance, d’où le nom français de « spéculateur sur séance). Le day trading est devenu à la mode avec la diminution de frais de courtage et l’arrivée des algorithmes de trading.

Scalp trader

Les scalp traders ou intra-day scalp traders suivent la même logique que les day traders en la poussant encore plus loin. La philosophie d’un scalp trader repose sur le fait qu’une exposition minimum au marché (en y passant le moins de temps possible) diminue le risque. Cette catégorie de traders recherche dont des très faibles revenus générés par des transactions très rapides. C’est le cumul de ces transactions qui permet de dégager un revenu.

Aller plus loin dans l’activité de bourse en ligne

L’objectif de cette série sur les fondamentaux du trading n’est ni une incitation au trading, ni un effort de recréer la quantité astronomique de références accessibles sur internet. Le but est plutôt de planter un certain nombre de repères, d’ouvrir la discussion et de laisser l’intéressé poursuivre son chemin vers des source d’information moins vulgarisées s’il le désire. Ce dernier point est important. Etre bon en trading nécessite de s’informer constamment.

Les types d’ordre en bourse

Lorsque l’on passe des ordres en bourse, il est possible de spécifier un certain nombre de caractéristiques associées à ces ordres. Deux articles discutent en détails ces type d’ordres (Boursorama,  Abcbourse), nous vous faisons ici un résumé des ordres principaux.

Ordre à cours limité (ordre limit)

L’ordre à cours limité permet de garantir le prix d’exécution minimum ou maximum d’exécution (pour une vente ou un achat). En revanche, il ne permet pas de fixer la quantité à laquelle un ordre est associé. Si le marché ne permet pas de passer l’intégralité de l’ordre (faute de volume ou d’atteinte de la limite), l’ordre n’est pas exécuté. L’avantage d’un ordre à cours limité réside dans le fait qu’il est possible de maîtriser le coût engagé. Il ne garanti par contre pas l’éxécution.

Ordre à seuil ou plage de déclenchement (ordre STOP)

L’ordre à seuil permet avant tout de se protéger dans le marché. Il s’agit pour un achat d’effectuer l’ordre uniquement quand un prix est atteint (à partir de ce prix ou au dessus). Pour ce qui est de la vente, le système marche de manière similaire. L’ordre est effectué uniquement à un certain prix ou au dessous. Il s’agit d’un type d’ordre défensif qui permet de se prémunir des changements de marché.

Ordre au marché

L’ordre au marché (que nous traitons délibérément en dernier) est un ordre qui permet d’être prioritaire sur le marché (d’être exécuté directement dans la mesure des quantités disponibles). Il n’est cependant pas lié à un prix d’exécution et se fera dont dans les conditions de marché. Cela représente souvent un risque pour l’investisseur débutant qui cherche à liquider rapidement une position par panique.

Liquidité et volatilité

Les fondamentaux de la bourse en ligne (online trading) ne diffèrent pas énormément de l’activité de bourse effectuée “hors-ligne”. Comme nous le rappelle le site investopedia, il est important de comprendre deux concepts clés : la liquidité et la volatilité.

Ces deux facteurs sont importants car ils permettent aux traders de pouvoir bénéficier le plus sereinement possible des petites variations de prix qu’ils exploitent.

Liquidité

La liquidité représente la capacité d’effectuer un ordre rapidement et sans trop influencer le prix. Plus un marché est liquide, plus il est possible de passer de gros ordres de manière instantanée et sans influencer drastiquement le cours de produit acheté ou vendu.

Il existe plusieurs mesures permettant de quantifier la liquidité d’un titre. On parle par exemple de :

  • Le spread: il s’agit de l’écart entre le prix d’offre et de demande. Plus ces dernies sont proches (le spread est petit), plus le marché est liquide.
  • La profondeur : c’est le nombre d’ordres qui restent en suspend après qu’un match soit fait entre les meilleures offres de vente et d’achat.
  • La vitesse d’exécution : en d’autres termes, le temps qu’il faut pour passer un ordre.
  • La résilience : le temps qu’il faut à un marché pour absorber une perte importante par exemple.

Une manière efficace de mesure rapidement la liquidité d’un marché repose sur l’évaluation du nombre de trades par jour par exemple. Cette valeur est disponible librement pour tous les titres qui sont échangés sur un marché donné.

Volatilité

Si l’on revient à l’objectif d’un trader (profiter des mouvements rapides de prix d’un instrument financier), la volatilité mesure justement ces mouvements. La volatilité explique deux données importantes : l’amplitude des changements de prix ainsi que la fréquence de ces derniers.

Cette volatilité est donc importante pour les traders puisque dans un marché aux prix stables, l’achat et la vente de produits ne génère pas de différences et donc pas de revenus. Les traders sont donc friands de volatilité importante, générée par des événements bousculant les marchés. Récemment, deux exemples notoires sont : le Brexit et l’élection de Trump aux Etats-Unis.

L’interprétation de ces événements par les économistes et les actions prises à la suite de ces interprétations provoquent de la volatilité, qui à son tour bénéficie aux traders sachant interpréter les bons signaux.

La volatilité est un critère clé recherché par les traders.

L’effet de levier et de la marge

La marge et l’effet de levier sont usuellement discutés de paire puisqu’ils sont généralement utilisés dans le même contexte. Ces outils impliquent un risque potentiellement important et doivent être utilisés avec prudence. En effet, si les possibilités sont augmentées, il en va de même pour les pertes, auxquelles viennent s’ajouter les intérêts liés à la marge.

L’effet de levier

L'effet de levier permet d'engager une somme plus importante que ses avoirs.

L’effet de levier (entre autre utilisé dans le contexte du trading de forex) permet d’engager une somme plus importante que ses avoirs. (source : instaforexpips)

L’effet de levier permet de prendre une position (passer un ordre) de taille plus importante que les fonds utilisés à cet effet dans votre compte. Lorsque l’on parle d’effet de levier, on parle généralement de ratio. Par exemple, un effet de levier 3:1 signifie que vous avez pu passer un ordre 3 fois plus important que les fonds mis en jeux et provenant de votre propre compte. L’effet de levier est très largement utilisé dans les opérations de Forex par exemple.

L’effet de levier est une sorte d’amplificateur permettant de saisir des opportunités de manière conséquente. Il est cependant à double tranchant puisque les pertes potentielles engendrées sont également plus importantes.

Afin de pouvoir bénéficier d’un effet de levier, il faut obtenir une autorisation pour l’ouverture un compte d’achat sur marge (ou d’opération sur marge).

La marge

La marge va de paire avec l’effet de levier puisque c’est grâce à cette dernière que vous pourrez obtenir une exposition plus importante. A notion de marge est relativement simple puisqu’il s’agit d’un prêt que vous fait une banque afin d’augmenter votre pouvoir d’achat.

Tout comme n’importe quel prêt, la banque vous demandera également des intérêts associés à cette opération. Si cette notion est parfois moins importante pour les « day trader » (puisque par nature ces derniers ne conservent pas une position très longtemps), il est important d’en tenir compte dans les calculs de frais liés à une série d’opérations.

Le montant de marge nécessaire pour une transaction va dépendre du risque engagé. Il s’agit en effet d’une garantie pour la banque, lui permettant d’être sûr que vous puissiez couvrir les éventuelles pertes. Ainsi, un marché moins liquide par exemple sera associé à des besoin en marge plus importants.

Les risques associés aux comptes sur marge

Le site Desjardins nous propose un exemple illustrant le risqué associé à l’utilisation d’un compte sur marge.

Imaginez l’achat d’actions pour un total de 20’000 $, dont la moitié est constituée par un dépôt et l’autre moitié par de la marge. Suite à un accident de marché, les actions en question se déprécient de 25% et vous décidez de vendre pour limiter les dégâts. Le produit de votre vente s’élève dont à 15’000 $. Vous remboursez les 10’000 $ empruntés à votre banque et il vous reste 5’000 $ (sur vos 10’000 $) initiaux, avec lesquels vous devez encore payer les intérêts liés au prêt de 10’000 $.

Dans cette exemple, vous auriez perdu un peu plus de 50% de vos avoirs initiaux. Le vrai risque des opérations à la marge est cependant de perdre plus que votre somme initiale. Imaginez une dégradation de plus de 50% du titre ou alors un effet de levier plus important. Dans ces deux cas, les pertes auraient été bien plus grandes encore.

Les différents instruments financiers utilisé en bourse (produits simples)

Actions (stock)

L’action est probablement l’instrument financier le plus classique. Il s’agit d’un titre correspondant à une portion d’entreprise. Ce titre donne un certain nombre de droits dont celui de détenir une part de l’actif de l’entreprise (et de bénéficier d’éventuelles valorisations de cet actif) ainsi que de toucher des dividendes lorsque l’entreprise concernée en verse (ça n’est pas tout le temps le cas).

Pour une entreprise, émettre des actions permet de lever de l’argent servant à faire fonctionner ses opérations ou à créer de la croissance. Une alternative à ce mode de financement est la dette. Dans ce cas, l’entreprise emprunte des fonds pour effectuer les mêmes activités.

Il existe plusieurs types d’actions, associés à des droits différents et à un traitement des dividendes également spécifique. Les actions habituellement utilisées dans le cadre du trading en bourse sont des actions standard (ou « common stock »).

Obligations (bond)

L’obligation constitue le second moyen de financement pour une entreprise. Elle représente une dette envers la personne achetant un produit obligataire (appelé le souscripteur de cette obligation). Une obligation s’étend en général sur du moyen à long terme, allant même jusqu’à la perpétuité pour certaines obligations.

Le mode de rémunération des obligations est lié au taux d’intérêt qui rémunère le souscripteur de manière fixe chaque année. De ce point de vue, les obligations sont considérées comme plus sûres que les actions puisque la rémunération qui en découle de dépend pas de la valorisation du produit (et donc des effets de marché). Toutes les caractéristiques régissant cette rémunération sont fixées au moment de l’achat de l’obligation.

 

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