Parallèlement à l’avancée technologique du web qui nous facilite quotidiennement la vie avec toujours plus de possibilités (réservations d’hôtels, billets d’avion, commandes pour livraison à domicile de vos courses quand vous avez la flemme de vous rendre au supermarché de la rue d’en face, dépannage quasi-instantané de votre pote qui, sans votre virement, se serait fait éjecté par son bailleur, etc), de nouvelles techniques de fraude font surface. Reconnaître une fraude devient donc essentiel.

En gros, il s’agit de mettre la main sur vos informations personnelles, vos coordonnées bancaires, vos numéros de carte bleue en se faisant passer pour un organisme de confiance comme votre banque, votre caisse d’assurance maladie ou d’allocations familiales.

Le phishing est la technique phare et la plus répandue pour escroquer en ligne

Vous recevez donc un e-mail pour le moins alarmant qui vous informe du remboursement d’une somme d’argent dont vous serez le bénéficiaire. Les yeux grands comme des soucoupes, vous vous empressez de suivre les instructions sans savoir que vous courez à votre perte.

Ou, au contraire, on vous envoie un mail affolant qui vous alerte de la future clôture de votre compte dans le cas où une mise à jour rapide de vos données n’est pas effectuée.

C’est donc avec les cheveux qui se dressent sur votre tête et le sang qui se glace dans vos veines que vous envoyez tout valser pour appliquer les consignes.

Et on vous demande de verser un montant alors que vous n’êtes même pas connecté ? Voyons !

N’ayez pas honte d’avoir été dupé. Les escrocs envoient généralement des mails qui imitent à la perfection le logo de l’organisme. Ils s’appliquent, en plus, à vous servir un contenu orthographiquement irréprochable incitant à dissiper les doutes.

Mais si vous n’étiez pas trop pris par le caractère urgent du mail, vous vous apercevriez d’une mise en forme suspecte.
L’adresse mail approximative « ste.gener@hotmail.com » est l’un des détails qui pourrait vous interpeler le plus.

Dans tous les cas, ces e-mails vous poussent à cliquer sur un lien qui vous renvoie à un faux formulaire.

Et c’est de cette façon qu’on vous réclame des informations strictement personnelles que vous livrez avec vos propres mains.
Les pirates récoltent donc vos données bancaires grâce à votre aide.

Entre autres, c’est comme si vous donniez vous-même, les clefs de votre maison à un inconnu dans la rue en lui précisant le code du coffre fort planqué derrière l’énorme tableau du salon.

Ensuite, rien de plus facile pour eux que d’usurper votre identité pour effectuer des achats en ligne ou des virements. (Bref, vous dépouiller).

Chaque jour, pas moins de 100 000 internautes dans le monde sont touchés.

Reconnaître une fraude c’est bien, encore faut-il savoir s’en prévenir

Sachez que les banques ne vous redirigeront jamais vers l’espace client depuis un mail.

Par ailleurs, aucune banque ne communique par email sur des problèmes de sécurité interne. Si l’on vous parle de ce genre d’anomalies, ce n’est définitivement pas votre banque qui vous a contacté.

Ne cliquez donc jamais sur des liens présents dans des e-mails qui proviennent d’organismes de grande envergure sans vous y attarder au moins une bonne dizaine de minutes.

Pour vous connecter au site de votre banque, pensez à taper directement l’adresse du site.

Gardez également votre ordinateur à jour des mesures correctives de sécurité. Munissez-le d’un bon anti-virus (pas la version piratée du hacker d’en bas).
Aujourd’hui, plusieurs banques sont adeptes du certificat SSL. Cela signifie que l’espace consacré à taper une adresse s’affiche en vert et là vous pouvez être rassuré.

Vous pouvez aussi installer un logiciel anti-phishing (BitDefender) ou l’extension anti-phishing sur Google chrome au minimum.

Les escrocs insistent sur la caractère urgent de la demande et ça doit impérativement éveiller vos soupçons.

Quand vous pensez avoir été victime de phishing, il vous faut rapidement contacter votre banque.

Essayez quand même de ne pas arriver à ce stade !