Crise de la dette publique et banques sont étroitement liés.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à affirmer que les Etats vivent au dessus de leurs moyens.

En réalité, c’est à partir du milieu des années 70 que cette fâcheuse manie les a trouvés pour ne plus les quitter.

Les déficits budgétaires ne tardent pas à pointer le bout de leur nez et à chaque année qui passe, leur ampleur s’accroît.

Quand crise de la dette publique et banques se trouvent des liens peu rassurants

Pour financer leurs déficits, les Etats empruntent auprès des marchés financiers. Forcément, les dettes se font de plus en plus encombrantes.

Malheureusement, nous avons tous tendance à penser qu’il est impossible qu’un Etat fasse faillite.

Jusqu’en 2010 rien ne laissait penser le contraire. En effet, les emprunts émis par les pays développés pour financer leurs économies étaient encore considérés comme les plus sûrs au monde.

Fait alors son apparition, la crise grecque.

En 2009, un nouveau gouvernement arrive au pourvoir et la vérité est tombée comme un véritable coup de massue.

Il s’avère que la Grèce a présenté des comptes publics falsifiés et que sa dette représentait 113% du PIB. Un cercle vicieux se met alors en marche.
Les agences de notation rapetissent la note de la Grèce. Cerise sur le gâteau, les taux d’intérêts exigés par les créanciers montent en flèche.

Et c’est à ce moment-là que l’on se met à envisager l’éventuelle incapacité des Etats à rembourser leurs dettes.
Donc, si l’Etat grec fait défaut aujourd’hui, il ne serait pas étonnant que demain ce soit le cas de l’Espagne, le Portugal ou l’Italie…

Ces pays ont accumulé une dette mirobolante et font face à une croissance flageolante.
La zone euro, en particulier, est plus que jamais en danger.

L’Angleterre et les Etats-Unis sont certes fortement endettés sauf qu’en Europe il existe une monnaie unique mais pas de coordination entre politique budgétaire économique et fiscale.

Plus encore, la BCE n’a pas le droit de financier directement les Etats qui agonisent.
C’est à chaque Etat qu’il revient de se débrouiller pour réduire ses dettes.

Les faiblesses structurelles de l’Europe ne l’aident pas à dissiper les doutes quant à la pérennité de sa monnaie et la solidité de ses banques.

Où en est le secteur bancaire ?

Crise de la dette publique et banques s’accordent (mais pas toujours parfaitement).

En 2011, un plan de sauvetage en Grèce a été mis au point par les Etats européens.

Les banques doivent se détacher d’une partie de leurs créances au profit de l’Etat. L’initiative, à l’image d’une gifle magistrale, les a complètement déstabilisées. Chez elles, tout placement est perçu comme risqué.

Parallèlement, les institutions financières américaines s’abstiennent de prêter des dollars aux banques européennes pour financer leurs activités de crédit à l’international.

La valeur de leurs actions chute. Plus encore, des contraintes réglementaires auxquelles les banques américaines ne sont pas soumises forcent les banques françaises à solidifier leurs fonds propres.

En 2012, elles réduisent leurs activités consommatrices en capital. Elles parviennent tant bien que mal à améliorer leur ratio de solvabilité et s’aligner sur la réglementation.

Mais les agences dégradent les notes des principaux pays européens qui se retrouvent en difficulté malgré un certain affermissement et quelques progressions.

Ce ne sera pas de tout repos mais grâce aux plans de rigueur qui sont mis en œuvre pour rétablir l’équilibre des finances publiques, à la révolution digitale et une volonté omniprésente malgré plus d’une trentaine d’années vécues à crédit, les banques devraient s’en sortir.

Crise de la dette publique et banques en difficultés sont interdépendants.