Loin devant l’assurance-vie, le Livret A demeure toujours le placement préféré des Français. Chacun de ces deux moyens d’épargner présente ses propres spécificités. Quels sont les points de convergence entre ces deux produits phares ? Quels sont les éléments qui les séparent ? En fonction de son profil, l’épargnant aura intérêt à opter pour l’un ou l’autre de ces deux placements…

Livret A et assurance vie : différences et similitudes

Les conditions d’ouverture présentent des similitudes notables

Livret A et assurance-vie sont accessibles à toute personne majeure. Notez que chaque personne physique ne peut détenir qu’un seul et unique Livret A, alors qu’il est possible de souscrire plusieurs assurances-vie. Le montant minimum du dépôt initial est voisin dans les deux cas : de l’ordre de 10 € pour un Livret A, et guère davantage pour une assurance-vie avec un montant moyen de 50 €. Ce n’est pas du côté des conditions d’ouverture qu’il faut chercher des différences abyssales entre le Livret A et l’assurance-vie.

Rendements et fiscalité : une ligne de séparation nette entre le Livret A et l’assurance-vie

À priori, les maigres 0,75% de rendement octroyés par le Livret A devraient pâlir de honte devant les taux affichés par les assurances-vie ! Ceux-ci sont en effet souvent supérieurs à 3%. Pourtant, il serait réducteur de limiter la comparaison entre les deux produits d’épargne au seul critère du rendement. La fiscalité doit aussi être prise en compte. Le Livret A doit son succès au fait qu’il est exonéré d’impôts, alors que l’assurance-vie est soumise au prélèvements, notamment en cas de retrait anticipé des sommes versées. C’est là une différence de taille entre les deux modes d’épargne. Dans le cas de l’assurance-vie, si vous décidez de récupérer une partie de votre capital avant l’échéance des 4 ans, vous serez imposé sur les plus-values à hauteur de 35% !

Livret A et assurance-vie : deux produits distincts pour deux profils d’épargnants différents

En matière de produit d’épargne, la panacée n’existe pas ! À chaque profil d’épargnant correspond son mode d’épargne le plus adapté. Cet adage prévaut lorsqu’on analyse les similitudes et les différences entre le Livret A et l’assurance-vie. La disponibilité des sommes n’est pas la même. Immédiat et facile, le retrait sur un Livret A permet d’utiliser sa trésorerie pour faire face aux imprévus, de façon rapide et réactive. Il n’en va pas de même de l’assurance-vie, dont le contrat ne peut être cassé qu’à la suite de formalités plus longues. Le Livret A s’inscrit donc dans une optique de court et moyen terme, alors que l’assurance-vie s’adresse davantage à des épargnants ayant une vision de long terme.

Les différences en matière de succession

C’est le dernier élément, et non des moindres. La loi ne prévoit aucune règle particulière en matière de succession, en ce qui concerne le Livret A. En cas de décès, le capital présent sur ce produit d’épargne est versé à la succession, au même titre que n’importe quel autre bien ayant appartenu au défunt. L’assurance-vie, quant à elle, a été intrinsèquement conçue pour faciliter la succession. Par exemple, le conjoint survivant ne s’acquittera d’aucun droit de succession sur l’assurance-vie.