Orange s’apprête à pénétrer le marché bancaire dès le début de cette nouvelle année 2017. La mode des banques en ligne est plus que jamais lancée.

Pour faire de ses aspirations commerciales relativement ambitieuses des faits concrets, la firme compte sortir les grands moyens.

 

Son PDG ne cesse de l’affirmer, l’Orange Bank dont le lancement devra avoir lieu courant février fera l’effet d’une bombe. (À l’instar de Free qui avait complètement bouleversé le marché des télécommunications français il y a 5 ans).

La nouvelle banque en ligne du 1er opérateur français (plus de 30% de parts de marché à lui seul en 2016) a bel et bien l’intention de tsunamiser le marché avec un éventail de services inédits susceptibles de faire trembler les plus grands acteurs du marché, implantés depuis des années.

C’est Groupama Banque qui disparaîtra des radars pour qu’Orange, désormais actionnaire majoritaire (à hauteur de 65%), puisse faire venir au monde son nouveau né. (Pourtant planifié depuis 2015 dans le cadre d’un plan stratégique baptisé « Essentiels2020 »).

Pendant ses débuts, Orange Bank débarquera armée de 140 boutiques Orange et une expérience acquise grâce à un projet identique en pleine croissance en Pologne mais aussi en Afrique.

Une 1ère année qui se veut explosive

L’objectif certes prétentieux mais, faisable d’après le groupe, est fixé à 2 millions de clients français.

Le nombre considérable de fidèles qui adhérent d’ores et déjà à la marque ainsi que la maîtrise de tous les aspects de la digitalisation, acquise tout au long de l’exercice de son rôle d’opérateur lui doubleraient les chances de s’imposer en tant que concurrent virulent.

Il paraît donc plausible que dans les plus de 25 millions d’abonnés Orange, il y ait une clientèle « bancaire ».

Le nombre de ces éventuels nouveaux adhérents devrait s’élever à plus de 350 000 pour 2017.

En 7 ans, Orange Bank en ciblerait 2 millions. Et ce n’est pas la base clients imposante de Groupama (1/2 million) qui lui couperait la route de la gloire.
De quoi rendre jaloux certains. En effet, il a fallu plus d’une dizaine d’années à Boursorama pour atteindre l’objectif d’Orange Bank pour l’année 2017.

Surfer sur la vague de la mode des banques en ligne par un temps propice et ensoleillé

Evidemment, sa connaissance en béton du monde numérique et sa maturité, avec un regard éclairé, une observation judicieuse et leçons tirées des expériences de ses futurs concurrents, l’aident en grande partie à rentrer dans le vif du sujet dès les premiers jours.

Prix offensifs, services innovants 100% conçus pour mobile, notoriété de la marque sont autant d’armes mises en avant pour faire monter en flèche les chiffres du nouveau projet.

Seul les prêts immobiliers tarderont à voir le jour par rapport à leurs confrères. (comptes courants, cartes bancaires, livrets et autres services basiques).

Autre opportunité à saisir, la « loi Macron » qui entre prochainement en vigueur. En effet, l’une des dispositions promeut l’égalité des chances économiques via, entre autres, le transfert automatique de dossier en cas de changement de banque.

De plus, bien qu’aucune banque en ligne ne soit parvenue à monopoliser le marché, nul doute que l’activité a su instaurer un climat de confiance dans l’opinion publique.
M. Richard ne pouvait rêver de meilleures circonstances.